Les “pas tranquilles” : petite ballade à Dun

Non, pas d’armure, ni de heaume, ni de cotte de maille à graisser et à huiler !!!

Pas de chevaliers au pays des fées !!! aujourd’hui …

Mais ponchos et capuchons obligatoires, nous ont transformés en « Elfes « Elfes des bois, elfes encapuchonnés, elfes des brumes et de la pluie …elfes souriants à cette nature qui, aujourd’hui, paraissait « hostile »
Nous avons bien failli ne pas décoller du cébé …il s’en est fallu de peu …mais quelques courageuses ont fini par décider les 2 groupes présents…L’envie de marcher étant la plus forte… le co-voiturage a fonctionné pour retrouver ceux qui pouvaient attendre au RV de DUN, prévu à 14H.Et bien nous en a pris, ON attendait !!!
Avant de se séparer, les deux groupes ont cheminé un moment ensemble et ont pu papoter un peu, (je l’ai reconnu !!! « l’espion » était parmi eux … mais chut … motus )…
C’est joyeusement que nous avons bifurqué au détour d’un chemin et sommes partis chacun pour sa destinée. Le groupe 2 pour « avaler » les 11km prévus, et le groupe 3 ses 7km500. Nous étions 4 en comptant Denis.

Pas de photo, pourtant « le gris » a son charme, il y a tellement de nuances…dans le gris …mais mon appareil déjà fatigué, n’étant pas étanche, il est resté bien à l’abri dans le sac.

Pas de senteurs particulières aujourd’hui, l’odorat n’y a pas trouvé son compte …
La vue a été limitée mais présente, de beaux paysages fondus dans la grisaille…quelques éclaircies qui ramenaient un peu de lumière, mais par moments …presque l’obscurité.
Et comme cette vue était limitée, nous pouvions distinguer avec plus d’acuité ce qui se présentait à nos yeux, tout près de nous … de beaux arbres majestueux, d’autres aux troncs torturés, d’autres encore brisés ou déchiquetés par les derniers violents orages.
Pour « le toucher » juste la sensation du moelleux de la boue sous les pieds sur des chemins caillouteux et moussus … et la douceur de la pluie qui ruisselait sur nous …
Pour le goût, pas de champignon, pas de fruits des bois, juste le partage d’un petit goûter perdu au fond d’un sac qui a fait plaisir à nos papilles.
Pour l’ouïe, point de chant d’oiseau, juste le bruit de l’eau dégoulinant sur les feuilles qui de temps en temps se secouaient sur nous … et, à un moment, une tronçonneuse qui s’en donnait à cœur joie…. Ahhhh !!!!! le son de la tronçonneuse au fond des bois …

Bien qu’un peu « humide » au moment du retour, nous sommes heureux d’avoir pu vivre cette sympathique ballade, que nous referons un jour meilleur … C’est sûr, Denis l’a promis.