LES PAS TRANQUILLES en rando à Monternat mardi 4 Février

Au RV de 13H45, une belle équipe est là devant le CB. Le temps est incertain… mais nous en avons vu d’autre. La 2 est au complet et part de son côté…
Combien sommes-nous ? je vais vous répondre « une chiée » + 2 car nous sommes un nombre qu’il ne faut pas nommer dit le maître. Si vous ne comprenez pas, n’hésitez-pas à demander à Denis.
Le temps que nous nous répartissions dans les voitures, une averse de grésil nous fait nous activer un peu plus pour être sûr de partir, ne pas laisser de temps à une réflexion quelconque… vite aux voitures, et on démarre.
Sitôt nos véhicules garés sur le lieu de notre circuit, c’est le soleil qui nous accueille en illuminant notre chemin… nous avons bien fait de ne pas nous être laissé intimider.
Ce parcours n’est pas banal, à peine pris nos bâtons : franchissement d’un arbre tombé et éclaté au milieu du passage, la difficulté est vite réglée… Denis le grand d’une seule main, déblaie ce qui pourrait accrocher nos bas nylon… il est soucieux de notre look, une maille filée, ce n’est pas très esthétique.
Une bonne radée de grésil fait sortir un parapluie, et j’imagine Marie Poppins s’envoler devant moi dans un éclat de rire à la première bourrasque.
Un peu plus loin, grand steeple-chase : encore un cout du vent, encore un arbre en travers, mais pas possible de le déblayer celui-là… alors, on escalade, saute, ou contourne. Heureusement pour les sauteuses en difficulté, des bras solides savent les remettre sur le droit chemin. Le temps devient gris, la neige n’est pas loin, ce n’est pas une raison pour ne pas faire de photos. Notre président pensait passer inaperçu avec sa cape d’invisibilité (vous avez tous lu Harry Potter) cherchez bien, vous allez le reconnaître, non pas Harry Potter, notre président bien aimé, qui a souhaité prendre l’air. Pas facile de lui faire quitter son ordi … pourtant la relève se prépare m’a-t-il confié, ou tout moins, l’aide nécessaire pour alléger son travail. Important de savoir déléguer… et pas toujours facile.
Aujourd’hui, c’est une journée particulière. C’est le grand jeu : pluie, vent, soleil, neige, grésil, arc en ciel… de vraies giboulées de Mars (?), un kaléidoscope de sensations et de couleurs.
On entend comme le bruit des vagues sous la feuillée… on cherche où se trouve le torrent qui roulerait autant d’eau… mais non, ça se passe au sommet des douglas, ce sont les caresses du vent qui les font chanter. Au travers de tout cela, de grands arbres à moitié déracinés, coincés dans les branchages des autres, certains déjà à terre, d’autres attendant la dernière bourrasque pour le coup de grâce. Et tous ces grands moribonds se plaignent, gémissent, pleurent, on entend le bruit que fait leur feuillage qui grince au frottement contre ceux qui sont encore debout.
Les photos vous le prouvent, nous avons, une fois de plus, pataugé dans la boue, esquissé des figures de patinage artistique et autres contorsions dignes de grands acrobates. Le débardage se fait à cette saison et les énormes engins ne laissent pas les chemins indemnes. Notre Yvonne a essayé elle aussi un départ plongé sur l’avant, dans une belle descente… et ce fut le plouf, crac du pantalon au genou… aie aie aie, elle ne s’est pas plainte… non !!! elle a failli être ranimée par 2 volontaires pour un sérieux bouche à bouche mais pas eu besoin, et oui, on reçoit des formations, mais l’on n’a pas souvent la possibilité de s’exercer sur le vif. (le vif reprenant souvent ses esprits dans ce cas-là)
La fin de notre parcours se précise, nous arrivons à l’oratoire de Monternat qui trône au milieu des douglas. Quelques photos, mais comme je ne connais pas exactement la raison de cet oratoire, voici pour vous mes recherches internet.
L’abbé Lambert, alors curé de Chauffailles, a souhaité consacrer ses paroissiens à la Vierge Marie avant de rendre l’âme. On amassa des gros cailloux en granit et une vierge fut installée. Très aimé par ses paroissiens, le curé Lambert était vu comme le bienfaiteur de Chauffailles. Son évêque l’y avait envoyé avec la mission de tout créer. Il a tout fait. On lui doit notamment le développement de la commune par le textile, alors qu’elle était vue auparavant comme un bourg sans intérêt où la population était peu commode. L’oratoire est largement ouvert en façade, mais clos par une grille au travers de laquelle on peut voir l’ensemble de l’autel de pierre calcaire. À son sommet trônent les deux statues d’enfants bergers, retirées en 2015 pour des raisons de sécurité, et une statue de la Vierge, abîmée elle aussi. L’œuvre du curé Lambert, aujourd’hui en piteux état, mérite d’être rénovée.
Deux sculptures de 300 et 400 kg ont repris place sur cette édifice religieux. Ces œuvres représentent la scène de Notre-Dame de la Salette : l’apparition de la Vierge Marie à deux jeunes bergers en 1846, à laquelle rend hommage cet oratoire édifié à Chauffailles en 1873.
La municipalité de Chauffailles avait retiré les deux statues d’origine en 2015 pour des raisons de sécurité, avant de les faire refaire par un sculpteur. La marbrerie Boussand a re-scellé ces deux bergers de pierre à leur place. Maintenant il reste à faire la rénovation de la vierge…
Voili voilà, vous savez tout tout tout… sur notre rando à Monternat, une jolie ch’tite rando comme dirait Denis. Y a encore quelques places… nous pouvons vous accueillir… les bras ouverts surtout quand ça glisse.
Francine