La Rando « bourguignon patate à l’eau »

Histoire d’une baignoire, d’une grenouille qui aime changer de robe, de blancs moutonsss et d’une rando patates…à l’eau.
Un roulement de tambour…un strike magnifique… ça y est, les anges ont entamé une partie de bowling… j’allume : 4h grrrrrr … et maintenant, leurs pieds crépitent sur les tuiles… ça coure de partout, la partie s’annonce belle… le calme… et à nouveau : un strike bruyant …grrrrr
Je pense à la marche prévue ce matin… mal partie.
À 8H, nous saurons quelle robe aura enfilé la grenouille de Denis, la jaune à paillette ? pas sûr, elle l’avait hier… ou celle en dentelle grise couleur nuage… c’est plus probable.
En attendant, décidée à me rendormir, je replonge sous la couette, bien au chaud, accompagnée de la musique de la pluie qui maintenant tambourine doucement sur le toit.
Soudain, voilà que mon chat, trempé jusqu’aux os, arrive à ouvrir la porte et saute sur le lit en miaulant pour que je le bouchonne grrrrrrrrrrr. Savez-vous qu’un chat n’aime pas particulièrement être MOUILLE ? et apprécie une bonne friction avec une serviette éponge bien douce.
Comment me rendormir ? En attendant, l’imaginaire se met en marche.
C’est le fantasme du jardin qui apparaît, la terre assoiffée de tant de manque, s’ouvre doucement aux caresses de la pluie d’abord fine, puis de plus en plus rude et pénétrante. Avide, elle se gorge d’eau dont elle a été tant privée, la vie revient… Les tomates et les courgettes, enlacées par les convolvulvus tricolor sont malmenées par les rafales de vent qui se mêlent à la fête.
Le temps passe…
Ça y est, le message est là, la grenouille de Denis a mis sa robe couleur nuage en dentelle grise…les dés sont jetés, on se retrouvera à midi à Vauban pour une histoire de « bourguignon » à partager suivi en principe, de « fricotage » dans les bois sur le coup de 14h. Pas de marche ce matin, donc.
Autour de midi, chacun arrive tout beau habillé dans la salle des fêtes de Vauban, le sourire aux lèvres et rasé de près …et oui, un bisou par ci, bonjour … un bisou par-là, comment ça va ? Il ne faut pas piquer, les dames n’aiment pas quand ça pique, enfin moi, et je sais ne pas être unique.
L’apéro est servi … je n’y goûte pas sous peine d’ivresse prématurée, je ne tiens pas l’alcool, comme on dit. Les échanges vont bon train, c’est vrai qu’il y a du monde : 5 grandes tablées, chacun s’installe où il veut. Mais il y a des défections, hélas.
Le repas (bourguignon patates délicieux) est servi par des hôtesses de première classe. Nous finissons par bien les connaître, presque toujours les mêmes, dévouées corps et âmes à la cause… du GRS. Que deviendrions-nous sans elles?
Merci à toutes et à tous. (Oui, il y a aussi de beaux mâles côté cuisine)
Pas de fricotage dans les bois… il pleut … il pleut encore, il pleut toujours … et il pleuvra jusqu’à au moins 17H-18H disent ceux qui sont allés bavarder avec « la madame météo du coin » donc retour plus tôt que prévu dans nos foyers.
En ce qui me concerne, pour une bonne sieste, vu que la nuit a été courte… et abandon des troupes spéciales RANGEMENT, NETTOYAGE…DANS LA CONVIVIALITE, sans moi (un peu enrhumée, donc pas au mieux de ma forme) et pressée de faire ma page d’écriture, histoire de faire travailler Paul.
Apparemment, le temps que je tourne les talons, un petit alcool de prune, poire ou je ne sais plus quoi, a circulé sous le manteau… le coquin, non pas le manteau… la p’tite gnôle.
Francine